MALACHITE
Plongée
La plongée
LOCALISATION
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Situé dans la zone de dégagement du chenal du port d’Antifer, près du Havre, le Malachite est une épave très peu plongée. On localise le site grâce à une bouée de danger isolé. L’épave se situe donc aux coordonnées suivantes : Latitude : 49° 41,167 N, Longitude : 0° 01,680 E. La proximité du chenal oblige à plonger après s’être renseigné sur les mouvements des navires dans la zone auprès du port d’Antifer, car il est toujours impressionnant d’entendre le bruit de navires avoisinant les 200 m de long lorsque ces derniers vous passent à quelques encablures. |
PETIT BRIEFING ET BALADE SUR L'ÉPAVE
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(Dessin réalisé d’après des données de plongée datant de 1960)
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Le Malachite repose bien à plat sur sa coque, toutes les structures hautes ayant disparu, mais avec encore un semblant de mât sur l’avant et l’emplacement de la cheminée sur les trois quarts arrière qui ne font aucun doute sur l’identité du navire lorsque l’on mesure ce dernier. Long d’environ 60 m pour près de 10 m de large, l’épave peut être visitée en une seule fois si la visibilité le permet. Car c’est le point le plus délicat de cette plongée pour laquelle la visibilité n’excède rarement plus de 4 à 5 m. L’épave, l’avant orienté au nord, laisse apercevoir sa proue sur une bonne moitié de ce qu’elle était à l’origine. Une ancre sur tribord sort de son écubier sans atteindre le sable, et si l’on reste sur tribord, on arrive sur l’une des cassures que l’on doit au tir du canon de l’UB 21 du commandant Hersing. En effet, bien que déclaré comme torpillé le 24 novembre 1914, le S/S Malachite fut coulé au canon après évacuation de son équipage.
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(Le Malachite croqué par Michel Torche)
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Si l’on continue sur le haut des structures, en fonction du coefficient de marée, on se situe dans la zone des 25 m pour être à 30 m au sable (sans intérêt). On peut alors pénétrer dans la cale avant où étaient entreposés entre autres marchandises diverses et variées 905 lingots d’étain d’un poids unitaire de 25 kg et 481 barres d’un poids de 15 kg. On arrive ensuite sur les restes du château central où était la capitainerie et la cloche qui fut remontée de l’épave dans les années d’après-guerre où l’épave fut concessionnée pour sa cargaison d’étain. La cale arrière grande ouverte permet elle aussi un accès facile dans l’épave, mais il vaut mieux avoir un bon éclairage avec soi pour sa visite. La partie arrière de l’épave laisse apparaître l’emplacement de la cheminée et l’on distingue au travers des tôles ajourées la chaudière et le moteur triple expansion caractéristique de ces cargos du début du siècle. L’hélice a elle aussi été démontée lors de la concession de l’épave, mais la forme arrondie de l’arrière reste sympathique à voir.
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FAUNE ET FLORE
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Comme sur toutes les épaves de Manche, les tacauds ont élu domicile sur l’épave et leur densité à certaines époques de l’année est telle que l’épave disparaît derrière le banc. Les congres sont dans toutes les structures qui leur permettent de se cacher avec comme voisins des homards que l’on imagine plus dans une assiette tellement leur taille est impressionnante. Les bars sont aussi au rendez-vous l’été et disparaissent du site dès que la température de l’eau passe en dessous de 12°. Par contre, la flore fixée est pauvre, car le secteur est balayé par des courants importants. Pour y plonger : La cale de Saint-Jouin-Bruneval, toute proche, permet un accès facile, et le port du Havre est le point le plus proche après cette cale. On peut aussi partir de Fécamp, mais il faudra une mer belle car la balade sera d’environ 12 milles en longeant le littoral.
Clubs et stations de gonflage dans la région Retrouvez le Malachite dans La Saga des Épaves de la Côte d’Albâtre, édité par le GRIEME, en vente par correspondance sur notre site internet.
FIN SEPTEMBRE 2001Des plongeurs de l’A.A.C. (club de Petit-Couronne – département 76) ont récemment exploré cette épave. Ils nous signalent que les superstructures ont quasiment disparu. L’épave est particulièrement dégradée et l’on peut aisément distinguer la chaudière sans avoir à entrer dans les cales. Sous réserve de la présence d’une seconde épave à proximité (non identifiée), il convient de constater une forte dégradation de l’état du Malachite par rapport au dessin ci-dessus. Notez que l’arrière du bateau s’est écroulé, quant à l’avant, on ne voit plus l’ancre et le pont est à hauteur d’homme. Le GRIEME remercie vivement les plongeurs de l’A.A.C. de Petit-Couronne pour ces informations qui permettent la mise à jour de cette fiche.
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