QUEVILLY
Préambule
LE QUEVILLY ET LES CHANTIERS DE NORMANDIE
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Le QUEVILLY/DEODATA au premier plan – D.R.
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C’est précisément une page de cette épopée que nous vous proposons de découvrir ici. En remontant la Seine jusqu’à Rouen, vous trouverez les traces d’un passé glorieux lié à la construction navale. Un passé riche de valeurs humaines, ponctué de réussites exceptionnelles et d’heures de gloire, mais aussi empreint d’une fin tragique, entraînant dans sa chute des hommes et des femmes. C’est sur le territoire de la commune du Grand-Quevilly que nous vous proposons de vous arrêter quelques instants pour y découvrir les Chantiers de Normandie. Notre propos n’est pas de retracer de manière historique toute la fabuleuse histoire de ce chantier, mais de tenter de garder vivante la mémoire des lieux, des hommes qui consacrèrent toute ou partie de leur vie à la "Navale". Pour cela, le GRIEME, dans le cadre de ses objectifs, participe activement à la conservation du patrimoine. En effet, le Président de la jeune Association Patrimoine et Mémoire des Chantiers de Normandie, Jean-Claude LACAILLE, n’est autre qu’un des "présidents" du GRIEME. |
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Trois membres du GRIEME (François MATHIEU – Dominique MAZIER – Jean-Claude LACAILLE) en compagnie de Frédéric DAVID, auteur du livre LE QUEVILLY, dernier pétrolier à voiles.
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En tant qu’"Ancien des Chantiers", Jean-Claude LACAILLE s’est notamment "battu" pour sauvegarder des tonnes d’archives vouées à disparaître sans son intervention. Aujourd’hui, l’A.P.M.C.N. et son président, avec l’aide du GRIEME, tente de rassembler divers objets retraçant une partie de l’histoire de la construction navale au Grand-Quevilly. Dans cette quête, il est à noter les premières réussites du GRIEME et de l’Association : le retour d’une magnifique maquette du voilier QUEVILLY remise par la famille REGEREAU, une toile représentant le site "des Chantiers". Tout cela n’aurait pu avoir lieu sans l’appui sans faille de Claude LAINE, ancien Président du SMEDAR, usine de valorisation de déchets urbains, qui très vite fut sensible à l’idée de patrimoine. |
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Le QUEVILLY/DEODATA – D.R. La stèle érigée à la mémoire des hommes de la navale des Chantiers de Normandie. |
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C’est sous l’impulsion de Claude LAINE que l’idée de créer un espace de mémoire prend toute sa dimension. Dès lors, le Président du SMEDAR n’aura de cesse d’appuyer cette démarche pour la concrétiser. En septembre 2008, une nouvelle étape sera franchie par l’inauguration d’une stèle à la mémoire "des Chantiers" sur les lieux mêmes où, plusieurs centaines d’années auparavant, commençait à s’écrire l’histoire de la construction navale sur les bords de Seine.
Un bel hommage aux hommes qui travaillèrent sur ce site.... La mémoire du navire QUEVILLY et tant d’autres marqueront désormais les lieux
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Le QUEVILLY à Rouen – D.R.
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L’un des navires les plus emblématiques construits aux Chantiers de Normandie est probablement le QUEVILLY (DEODATA). Ainsi, nous vous invitons à découvrir ce navire dont le GRIEME a retrouvé définitivement la trace en Mer du Nord !
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Sauvetages
Les équipages de deux voiliers américains sauvés par le QUEVILLY |
Novembre 1904, le schooner à 2 mâts IRA BLISS est en perdition au large du Delaware : |
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Le 19 décembre 1904, les Dieppois se pressent sur les quais pour assister à l’entrée du majestueux 4 mâts QUEVILLY de retour de l’une de ses habituelles rotations avec la côte américaine. Cinq passagers américains en débarquent. Le grand voilier rouennais est parti de Marcus Hook (en aval de Philadelphie) le 24 novembre avec une cargaison de pétrole. Après sa descente du vaste estuaire, il se trouve le lendemain à 100 milles des côtes américaines quand l’officier de quart aperçoit un schooner en perdition. Il s’agit de l’IRA BLISS, un schooner de Port Jefferson mesurant 27,5 m et jaugeant 175 tx qui remontait sur New-York. Le voilier est en fort mauvaise posture dans la mer agitée puisque n’émerge que sa dunette arrière et ses deux mâts aux voiles déchirées. Sa chaloupe a été emportée par une lame. L’équipage de 5 hommes dirigé par le capitaine Edwards ne doit son salut qu’à sa cargaison de poutres de pitchpin chargé en Virginie, c’est elle qui permet d’assurer encore un semblant de flottaison au navire qui vient d’essuyer une terrible tempête. Le capitaine Cousin du QUEVILLY fait mettre un canot à la mer commandé par son second M. Barbé avec 6 matelots. C’est avec pugnacité qu’ils vont lutter durant 3 heures contre les éléments et réussir la périlleuse mission de sauvetage des 5 hommes épuisés et transis, fouettés par l’eau glacée depuis 26 heures. Voici un extrait du rapport du capitaine Edwards remis au consul américain : « Moi et l’équipage désirons exprimer nos plus sincères remerciements au second M. Barbé et aux 6 hommes de l’équipage qui nous ont sauvés et ajoutons que le capitaine Cousin et tous à bord ont agi durant le sauvetage ainsi que pendant le voyage, de la façon la plus humanitaire, nous soignant et traitant avec bonté et mansuétude ; certainement sans eux nous serions morts de froid et de faim. » Le capitaine du QUEVILLY et son second recevront médailles et honneurs. |
Avril 1907, le schooner à 3 mâts EVERETT WEBSTER est en perdition au large du Delaware : |
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Le 13 avril 1907, le QUEVILLY, commandé depuis septembre 1905 par le capitaine Ladonne, vient de quitter la veille Philadelphie avec une cargaison de pétrole pour Rouen. Vers 12h30, un voilier en détresse est aperçu. Le capitaine déroute alors son 4 mâts pour se porter au secours de ce navire à la proue à demi-submergée. Seule, une grand-voile à deux ris reste établie, les autres sont en lambeaux. Le pavillon américain hissé à mi-hauteur, pas de signe de vie à bord, le voilier semble abandonné. Malgré la mer forte, le capitaine Ladonne a la curiosité d’inspecter le voilier désemparé. Il fait mettre à l’eau une baleinière chargée de 6 marins qui, à force de rames, rallient le voilier fantôme distant d’un demi-mille. À leur grande surprise, ils découvrent un équipage de 7 hommes prostrés sur la dunette. Les malheureux se sont attachés au mât de misaine pour ne pas être emportés par une vague. Voilà un mois qu’ils dérivent sur leur voilier devenu ingouvernable suite à une forte tempête. Les pauvres hommes sont au bout du rouleau, il ne leur reste plus que quelques biscuits mouillés et une bouteille d’eau. Il s’agit de l’EVERETT WEBSTER, un schooner de Philadelphie jaugeant 476 tx et mesurant 43 m. L’équipage est commandé par le capitaine Edwards. Deux des matelots américains embarquent sur la baleinière mais le capitaine et ses 4 marins restants s’obstinent, comme dans un ultime sursaut d’orgueil et de fierté, ce malgré le danger à rejoindre le QUEVILLY à bord de leur propre canot. L’opération de sauvetage aura duré 3 heures et on imagine le réconfort prodigué aux sept rescapés durant la traversée vers l’Europe. À l’arrivée à Rouen, l’équipage américain est pris en charge par le consul des États-Unis qui promet d’obtenir auprès de son gouvernement une généreuse récompense aux sauveteurs. Le voilier fantôme continuera sa dérive plusieurs mois et sera signalé par différents navires. Le pire, c’est que durant le mois précédant le sauvetage, le voilier désemparé a été aperçu, pris pour un voilier abandonné et signalé aux garde-côtes qui envoyèrent un navire pour le couler mais il rebroussa chemin sans l’avoir trouvé. |
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Petite anecdote :
| En février 1892, le voilier EVERETT WEBSTER avait lui aussi sauvé d’une mort certaine les deux hommes d’équipage du remorqueur à vapeur new-yorkais ERWIN 11. Alors qu’ils effectuent un convoyage du navire, une violente tempête s’abat sur eux et, comble de malchance, une haussière se prend dans l’hélice. Va commencer un long calvaire pour les deux hommes, les vagues balayent le navire des jours durant, provoquant des voies d’eau. Courageusement, ils n’auront de cesse d’alimenter durant 40 heures la chaudière afin que sa vapeur maintienne la pompe en service. Comme dans les films, à court de combustible, les deux hommes épuisés s’apprêtent finalement à sombrer avec le remorqueur quand ses feux sont repérés par notre voilier qui arrive sur eux toutes voiles dehors.... |
Chantier
LA CONSTRUCTION NAVALE OU L’HISTOIRE DES CHANTIERS DE NORMANDIE
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Jean LAPORTE, ingénieur, créait le 10 novembre 1893 la Société des Ateliers et Chantiers de Normandie Jean LAPORTE et Cie et achetait 45 377 m² de terrains à la commune de Grand-Quevilly pour la construction des bâtiments. Au mois de juillet 1894, le chantier de constructions navales démarrait. Il fabriquait alors des voiliers bien spécifiques : des 4 mâts destinés au transport du nickel. De 1894 à 1897, 12 voiliers étaient construits dont le fameux Quevilly.
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Racheté en 1898 puis en 1901 par la Société Anonyme des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire-Penhoët, les chantiers de Normandie connurent une modernisation totale et le passage de la construction de voiliers à celle de navires à vapeur. Totalement détruits à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Chantiers, après reconstruction, connurent une activité très intense due à la reconstitution de la flotte marchande et de guerre, et à sa spécialisation dans la réparation navale. En 1958, 1 700 personnes étaient employées sur le site : ce fut l’apogée.
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| Le QUEVILLY/DEODATA – D.R. |
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À partir de 1962, pour diverses raisons, les Chantiers de Normandie diminuèrent leur activité jusqu’à la fermeture en décembre 1986. 458 navires avaient été construits de 1893 à 1986. Une page de l’histoire industrielle était tournée... |
Histoire
L'histoire
LE NAVIRE QUEVILLY![]() |
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À bord du DEODATA – D.R.
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Voilier de 106 m de longueur, 13,87 m de largeur et 7,34 m de tirant d’eau que 4 500 m² de voiles sur 4 mâts poussaient si bien qu’en 1906 il s’octroya le record de la traversée de l’Atlantique : le fameux ruban bleu. Pendant 23 années, il effectua le transport du pétrole Rouen-Philadelphie-Rouen en 60 jours, emmenant dans ses cuves 3 750 tonnes de pétrole brut. Motorisé en 1911, il servit durant la guerre 14-18 comme ravitailleur de convoi et échappa aux torpilles des sous-marins allemands. Sous pavillon français, il reprit son service après la guerre et en 1923, il fut vendu à un armateur norvégien qui le rebaptisa en 1924 "Déodata – Don de Dieu". Transformé, méconnaissable car il avait perdu ses mâts, il transportera successivement des huiles minérales, des huiles de baleine, du charbon et des carburants. C’est sous ce nom (DEODATA) qu’il reprit du service pendant la guerre 39-45, jusqu’à ce qu’une mine ou une torpille mit définitivement fin à sa carrière, le 21 octobre 1939 au large de la côte Est de la Mer du Nord. Des plongeurs des Aquanautes Normands et de la Commission Archéologie du C.D. 76 de la F.F.E.S.S.M. pensent que le lieu du naufrage est beaucoup plus au sud, vers les côtes anglaises, non loin de GRIMSBY.
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Allure générale du bateau |
| LE MOTEUR DU QUEVILLY Le père du moteur du QUEVILLY et sa machine |
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Maquette du Quevilly exposée à la mairie du Grand-Quevilly |
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Approchez.... On peut apercevoir l'une des deux ancres du bateau, la qualité du travail au niveau des chaloupes et l'enchevêtrement des cordages.... Un bel exemple de patience et de minutie réalisé de tête. |
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LE QUEVILLY EN QUELQUES CHIFFRESSamedi 21 octobre 1939 |
| Mer du Nord – Le cargo norvégien Deodata, qui fait route sur lest, de Constanza à Grangemouth, saute sur une mine, à un mille et demi au large du bateau-feu Inner Dowsing, par 53°19'50" N et 00°38'21" E, mouillée le 16 octobre par le sous-marin allemand U 19 (L.V. Hans MECKEL), et coule, par 53°21'00" N et 00°36'09" E, dans le carreau AN 7344. Il s’agit de l’ancien voilier quatre-mâts barque pétrolier français Quevilly. Les 23 membres d’équipage sont recueillis. L’épave sera ultérieurement dispersée. |
UN PEU PLUS DE TECHNIQUE |
| Construit par les Chantiers LAPORTE & Cie à Grand-Quevilly (F) sous le nom de Quevilly Numéro de coque 30 Lancé le 20 mars 1897, mis en service en juin 1897 Armé par l’Armement H. PRENTOUT-LEBLOND & E. BONIFACE à Rouen Armé par H. PRENTOUT-LEBLOND & E. LEROUX à Rouen en 1900 Déplacement : 3 295 tjb – 2 241 tjb Port en lourd : 3 200 tonnes Surface voilure : 4 500 m² Longueur : 98,96 m – Largeur : 13,87 m – Tirant d’eau : 7,34 m Affecté à la ligne Philadelphie-Dieppe ou Quevilly Doté de deux moteurs diesel MAN 6 cylindres de 300 cv chacun en 1909 2 hélices Vitesse : 7 nd (par temps calme) – 5 nd en croisière Recueille l’équipage du vapeur américain Ira Bliss, le 25 novembre 1903, qui coule à 80 milles au large du Delaware (USA) Réquisitionné en 1914 Armé par LEROUX & HEIZEY à Rouen en 1915 Abordé par le destroyer américain Sampson (DD 63) le 26 janvier 1917 Désarmé à Rouen en 1921 Vendu à un armateur norvégien en 1923 Armé par A/S Sørlandske Lloyd (K. A. THORBJØRNSEN) à Oslo Transformé pour le transport d’huile de baleine en 1926 puis le transport de pétrole Renommé Deodata Armé par Skibs A/S Deodata (Christoffer HANNEVIG A/S) à Horten Équipé d’un nouveau moteur diesel 12 cylindres construit par A/S Holeby Dieselmotor Fabrik d’une puissance de 209 NHP pour une vitesse de 7,5 nd 1 hélice Identification L F V M – Indicatif radio L C I I en 1934 Port d’attache : Horten Fin du navire : coulé le 21 octobre 1939 par une mine |
Expédition
| L'EXPÉDITION QUEVILLY/DEODATA AVEC NOS PARTENAIRES |
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| Mais aussi avec... Les Aquanautes Normands Le Judo Club de Grand-Quevilly Membres du Groupe d’histoire locale de Grand-Quevilly Société HORIZON du MESNIL ESNARD Le Conseil Général de Seine-Maritime |
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| Le Comité Départemental C.D 76 Le Comité Interrégional de Normandie de la F.F.E.S.S.M. Mme Édith THOMAS de Lisieux |
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L’expédition s’est déroulée du 7 au 10 septembre 2000 au large de la côte anglaise de SKEGNESS, non loin du bateau phare d’INNER DOWSING Une belle histoire... La construction navale a été, pendant de nombreuses années, un atout majeur pour notre région. Plusieurs documents relatent ces faits. Les Chantiers de Normandie furent l’un des acteurs principaux dans ce domaine. Mais les époques "changent" et le temps fait son œuvre... Malgré cela, certains passionnés s’acharnent à "faire vivre" quelques traces de ce passé, c’est notamment le cas pour ce fameux voilier pétrolier que fut le "QUEVILLY". La passion des hommes... Sans oublier tous ceux qui travaillèrent aux "Chantiers", ceux qui consacrèrent du temps à raconter l’histoire de ce bateau, ceux qui réalisèrent de multiples maquettes, peintures, schémas, dessins, etc... Aujourd’hui, une petite poignée d’hommes et de femmes tentent de conserver intacte l’histoire de l’un des fleurons de la marine française ; fierté de notre région. Ce fut tout d’abord Jean-Claude LACAILLE (un ancien des Chantiers) qui consacra une énergie folle à regrouper des documents lors de la fermeture des "Chantiers". À l’actif de Jean-Claude, le "sauvetage" in-extremis de la maquette du "QUEVILLY" (exposée aujourd’hui à la mairie de Grand-Quevilly). Ensuite, un autre Normand se mit en tête d’écrire l’histoire de ce bateau... Il s’agit de Frédéric DAVID, l’auteur du livre "LE QUEVILLY, dernier pétrolier à voile". Ce manuel plonge le lecteur dans le monde de la mer, des navigateurs, de la marine à voile. C’est aussi l’histoire d’une région et de ses habitants. C’est enfin le destin de ce navire qui s’égrène au fur et à mesure des pages. Le 21 octobre 1939 marque la fin de la vie du "QUEVILLY" qui portait alors le nom de "DEODATA". En effet, touché par une mine ou par une torpille, le voilier coule quelque part en Mer du Nord ! Que s’est-il vraiment passé ? Mine ou torpille ? Où se situe exactement le naufrage ? Des questions qui restent à ce jour sans réponse ! Pour certains, commence alors une sorte de "chasse au trésor". En effet, notre département compte plusieurs clubs de plongée sous-marine (un peu plus d’une trentaine). Sous l’égide du Comité Départemental de la F.F.E.S.S.M. (C.D. 76), les membres de la Commission Archéologie s’intéressent de près à tout ce qui est épaves de bateaux. C’est ainsi que François MATHIEU (Président de la Comm. Archéo) et Yvon CHARTIER (secrétaire de la même commission) consacrent une bonne partie de leurs loisirs à "fouiller" le fond des mers. Nos amis sont d’ailleurs (avec d’autres plongeurs), les auteurs d’un livre : "LA SAGA DES ÉPAVES DU PAYS DE CAUX". Eux aussi s’intéressent au "QUEVILLY" ! Lors d’une sortie organisée par la Commission Archéologie (19 septembre 1999), quelques AQUANAUTES NORMANDS dont Hélène BOYENVAL, Dominique MAZIER et Pascal CANNESSANT (club de plongée basé sur la ville de Grand-Quevilly) font connaissance avec nos deux "historiens, plongeurs, écrivains...." Très vite, le contact se fait, le "courant passe"... À l’initiative d’Yvon CHARTIER, les AQUANAUTES NORMANDS se voient confier "la mission" d’enquêter sur "LE QUEVILLY". Les recherches démarrent... Les rencontres avec Jean-Claude LACAILLE et Frédéric DAVID permettent à notre petite équipe (composée de Dominique MAZIER, Hélène BOYENVAL et Pascal CANNESSANT) de prendre la mesure de la tâche. Nous découvrons progressivement la fabuleuse histoire du "QUEVILLY". Il n’en faut pas moins pour "se prendre" au jeu et avoir envie d’en savoir plus ! "Fanas" d’informatique, nous décidons d’utiliser Internet pour nos recherches. C’est à "l’aveuglette" que nous adressons des courriers électroniques aux Anglais, Américains, Norvégiens.... pour tenter d’obtenir des informations sur le "QUEVILLY/DEODATA". Nos efforts seront récompensés et l’incroyable se produit. Le "miracle" nous vient de correspondants situés en Grande-Bretagne, à GRIMSBY (ville portuaire de 160 000 habitants située au nord-est de Londres). Deux Britanniques nous informent qu’ils connaissent ce bateau, ils sont prêts à nous aider dans nos recherches. Les échanges de courriers électroniques "s’intensifient" entre la France et nos amis outre-Manche. Les précisions affluent et de nombreuses preuves nous laissent à penser qu’il s’agit bien du bateau que nous recherchons. Nos liens avec ces "cybers plongeurs" se resserrent.... Voyage en Grande-Bretagne... Aussi efficace que soit Internet, les courriers électroniques ne suffisent plus ! Nous décidons de nous rendre sur place, en Angleterre, afin de valider toutes les informations que nous détenons. C’est grâce au CD 76 - Commission Archéologie que nous pouvons financer le déplacement à GRIMSBY. C’est par un samedi après-midi ensoleillé que nous faisons enfin connaissance de notre principal contact anglais : KEVIN. Ces minutes chargées d’émotion nous permettent de mettre un visage sur "des courriers"... KEVIN nous a concocté un week-end chargé : - Visite du bateau qui peut être mis à notre disposition Un week-end extrêmement fructueux, riche en émotions et empreint de beaucoup de chaleur. À l’issue de nos rencontres, et compte tenu des conditions de plongée en Mer du Nord, nous avons convenu que la période la plus propice pour notre expédition se situe soit fin juin ou début septembre. Nos amis britanniques se chargeant de nous mettre à disposition toute la logistique nécessaire. Un budget à trouver... Notre volonté de "plonger" sur le "QUEVILLY/DEODATA" ne doit pas nous faire oublier l’aspect financier de ce projet. Malgré l’aide importante des plongeurs de GRIMSBY, nous devons impérativement faire appel à des partenaires pour nous aider à réaliser cette expédition. À ce jour, nos partenaires sont : |
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(Unité de valorisation des déchets. Située sur les terrains des anciens Chantiers de Normandie) |
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Nous remercions également très chaleureusement pour leur soutien financier : La Ville de Petit-Quevilly |
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Pour leur soutien : Le Comité Départemental (CD76)/Commission Archéologie Support des médias... Différents médias se font l’écho de nos recherches et relatent l’évolution de notre projet. |
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Nous remercions tout particulièrement : Presse locale |
| et PARIS NORMANDIE Presse nationale spécialisée OCTOPUSS OCEANS Presse britannique DIVERS - DIVING Radio locale RADIO FRANCE NORMANDIE ROUEN 100,10 Mhz Télévision Régionale FRANCE 3 Normandie Midi Première - Journal Télévisé Régional de 19 h 10 - Littoral |
| Quelques images de notre voyage en Grande-Bretagne au large des côtes anglaises de SKEGNESS/MABLETHORPE |
Les drapeaux de nos sponsors flottent en Mer du Nord |
Toute l’équipe du GRIEME au grand complet : Les plongeurs anglais, les plongeurs français, "les historiens", l’équipage du YARMOUTH SEAMAN, nos amis de FRANCE 3 Normandie |
| Les images T.V. de FRANCE 3 sont signées Christophe HILARY et Anne BOURSE Prise de son de Patrice CORNILY |
| John CHAPMAN, le Capitaine du YARMOUTH SEAMAN, va nous positionner au-dessus du DEODATA/QUEVILLY, instants magiques ! |
| Au premier plan, l’homme clé côté anglais, Kévin SMITH en compagnie de MARTIN à sa droite, un plongeur anglais |
L’auteur du livre "LE QUEVILLY, dernier pétrolier à voile" – Frédéric DAVID (droite)Un Ancien des Chantiers de Normandie, Jean-Claude LACAILLE (gauche) |
| Ci-dessus, à peine visible entre nos deux amis, au loin, la fameuse bouée ! (bateau phare – voir ci-dessous) d’Inner Dowsing mentionnée dans le livre de Frédéric |
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| Séquence émotion ! Kévin SMITH (notre principal contact anglais) signe le livre de Frédéric DAVID à la verticale de l’épave du QUEVILLY/DEODATA qui se trouve à -25 m sous le bateau ! |
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| L’équipe du GRIEME de retour au port de GRIMSBY avec le trésor Clin d’œil à la couverture du livre de Frédéric DAVID |
| LE GRIEME L’Équipe française de l’Expédition QUEVILLY/DEODATA François MATHIEU (Secrétaire Commission Archéo du CD 76) Yvon CHARTIER (Secrétaire de la Commission Archéo du CD 76) René TAMARELLE (Plongeur du GCOB. – Inventeur de la cloche du BERKELEY) Prisca MARESTER (Plongeuse au GCOB) Michel TORCHE (Plongeur au CORS - Le Havre) Frédéric DAVID (Auteur du livre sur le QUEVILLY) Jean-Claude LACAILLE (Ancien des Chantiers de Normandie) Hélène BOYENVAL/Dominique MAZIER/Pascal CANNESSANT |
| L’Équipe anglaise de l’Expédition QUEVILLY/DEODATA Kévin SMITH (Plongeur club de GRIMSBY - BSAC) John CHAPMAN (Capitaine du navire YARMOUTH SEAMAN) Martin FRY et John DAVIES (Plongeur club de GRIMSBY - BSAC) |
| *** Crédit photos – GRIEME – (Reproduction interdite sans autorisation) |
REMERCIEMENTS À NOS PARTENAIRES |
L’HISTOIRE DES CHANTIERS DE NORMANDIE SUR CD ROM![]() |
| Retrouvez toute l’histoire des Chantiers de Normandie, la construction de dizaines de bateaux, l’atmosphère des ateliers, la fièvre des lancements, les évolutions technologiques, l’ambiance des conflits sociaux, l’histoire complète des Chantiers de Normandie depuis leur création en 1894 par Henri PRENTOUT-LEBLOND et Jean LAPORTE jusqu’à la fermeture en 1986. |
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| L’histoire des 250 bateaux produits par les Chantiers de Normandie, avec dossier technique, fiche d’identité, photo et historique pour chacun d’eux, accessible grâce à une base de données permettant des recherches par nom, armateur, commanditaire, année de lancement, nationalité, type, etc... |
| Aux commandes de ce cédérom, revivez des années de constructions navales dans notre région Dossier spécial sur le légendaire QUEVILLY, quatre-mâts emblématique de la flotte d’Henri PRENTOUT-LEBLOND en 1897, qui sombra en 1939 et fut redécouvert en septembre 2000 par des plongeurs normands ! |
| Le pétrolier voilier le QUEVILLY (Photographie publiée avec l’accord de M. Ph. CHERON - DRAC) |
Photos & Vidéo
| L’histoire du Quevilly retracée en une vidéo qui reprend les principaux temps forts de cette aventure qui sera à l’origine de la création du GRIEME en décembre 1999 |
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https://youtube.com/watch?v=Eciqv-T-mME
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Plonger sur une épave, quoi de plus naturel pour un amateur de "ferraille" ! Mais au-delà de la froideur toute relative de ces "vieilles dames", il y a la chaleur de leurs histoires, à commencer par la conception du navire, sa construction et son lancement ainsi que toutes les années pendant lesquelles il naviguera jusqu’au moment fatidique de son naufrage.













Les drapeaux de nos sponsors flottent en Mer du Nord
L’auteur du livre "LE QUEVILLY, dernier pétrolier à voile" – Frédéric DAVID (droite)



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