ROUEN
Préambule
Le ROUEN : une histoire à découvrir avec la fiche sur le GLOIRE-A-MARIE et CAPITAINE BOYENVAL
PRÉAMBULE
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Une fois n’est pas coutume, cette fiche ne traitera pas d’une épave sous-marine explorée récemment par l’un de nos plongeurs. Certes, nous resterons dans le domaine maritime et plus particulièrement dans l’histoire des bateaux, mais nous le ferons sous un angle inhabituel. Nous vous proposons une sorte de clin d’œil à propos de l’implication d’événements et de personnes dans l’écheveau de l’histoire (fût-elle, bien modestement, avec un petit "h"). Il y a des théories qui disent que le hasard n’existe pas... Il y a aussi ceux qui disent que le hasard, c’est la forme que DIEU a prise pour passer incognito sur terre ! Quoi qu’il en soit, dans cette fiche, notre volonté sera de mêler hasard, coïncidences, faits avérés et de constater où tout cela nous mène. Notre objectif final restant simple : le plaisir de découvrir ce magnifique navire qu’était le ROUEN, relater quelques pans de son histoire et de celles des hommes qui le côtoyèrent. Faire un clin d’œil aux hasards de la vie ! |
ROTOMAGUS ET ROUEN ?
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Il ne se passe pas une semaine sans que "Pascal, aurais-tu quelque chose sur le ROUEN ?" "Euh... ben... bien non ! À vrai dire, nous n’avons rien sur le ROUEN ! Mais qu’à cela ne tienne, lançons les recherches !" L’idée était déjà en train de faire son chemin dans l’histoire, un clin d’œil du destin... ou un hasard total ? Quoi qu’il en soit, la première remarque plutôt "singulière" que cette question déclencha, c’est le lien potentiel entre ROUEN et ROTOMAGUS (le pseudo officiel du webmaster de ce site). Ne me dites pas que vous n’avez jamais reçu de courriel de Mais passons à une première explication, pour ne pas dire à une leçon d’histoire : la signification de ROTOMAGUS ? |
DE ROTOMAGUS À ROUEN ?
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(Ci-dessus - Le ROUEN à quai à DIEPPE)
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Alors, quand un internaute demande à ROTOMAGUS s’il connaît le ROUEN, imaginez la réaction ? La surprise ! Mais que lui répondre ? Voici donc la quête du renseignement sur le ROUEN qui s’engage ! On compulse les livres, on ouvre les dossiers, on recherche dans les archives, on sollicite le réseau de connaissances. Rien n’est simple et tout renseignement représente toujours le résultat du temps passé et du travail d’investigation. Alors, ce résultat, nous vous l’offrons. Il tient en quelques lignes, celles que nous vous proposons de partager. Qui plus est, nous constaterons ensemble que l’ouverture d’une porte révèle parfois des choses étonnantes qui, elles-mêmes, vous ramènent à une histoire beaucoup plus personnelle, pour ne pas dire proche et familiale ! Hasard, coïncidence, nous vous laissons le soin de mettre le mot qui vous semblera le plus adapté !
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ROUEN - UN MÊME NOM POUR DES NAVIRES DIFFÉRENTS
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Il est nécessaire de préciser que plusieurs navires ont porté le nom de ROUEN. Nous n’avons pas l’ambition d’appréhender ici toutes ces histoires, néanmoins nous en faisons un rapide inventaire : ROUEN (I) : Navire à roues à aubes mis en service sur la ligne en 1853 et participe au blocus de CRIMÉE en 1854-1855. Un des tous premiers navires de la ligne DIEPPE-NEWHAVEN, mis en service dès 1853 par la LBSCR (London Brighton & South Coast Railway C°), en vue de l’augmentation du trafic prévisible avec l’exposition internationale de PARIS, prévue en 1855. ROUEN (II) : Navire de 45 cv à 1 hélice, cargo anglais, propriété de la LBSCR, ne fut utilisé sur la ligne qu’en secours. Il effectua plus régulièrement la liaison, depuis NEWHAVEN, avec les îles ANGLO-NORMANDES. ROUEN (III) : Navire de 50 cv à 1 hélice, ex-NORMANDY (I), rebaptisé "ROUEN" en 1882 à la mise en service du nouveau NORMANDY (II). ROUEN (IV) : Navire à roues à aubes - 3 500 cv. Construit en prévision de l’EXPOSITION UNIVERSELLE de PARIS de 1889. Mis en service en 1888, ce fut le dernier bateau à roues et le plus rapide depuis la création de la ligne en 1852, effectuant la traversée en moins de 3 h 30. |
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Si l’on s’éloigne de la ligne DIEPPE-NEWHAVEN, en faisant à la fois un bond en arrière et un bond en avant dans le temps, il convient également de préciser de ne surtout pas faire la confusion entre le ROUEN, le ROUENNAIS et le VILLE DE ROUEN. Il s’agit bien de trois navires différents, qui ont tous une histoire intéressante, mais c’est bien du ROUEN que nous vous proposons de traiter dans les paragraphes suivants. Toutefois, nous vous livrons néanmoins quelques informations sur le ROUENNAIS et sur le VILLE DE ROUEN. ROUEN (V) : L’un des plus beaux... 3 hélices, 10 000 cv ! Il paraît donc nécessaire de souligner, toujours pour que le hasard ne nous surprenne pas plus que cela, que notre évocation portera donc bien sur le paquebot ROUEN, construit en 1912 par la Société des Forges et Chantiers du HAVRE. Ultime remarque, nous précisons qu’il convient de ne surtout pas confondre avec encore un autre magnifique navire ROUEN, construit au HAVRE entre 1665 et 1668 et qui sombra le 17 janvier 1760 sur les bancs du HOC (SEINE-MARITIME). Pas plus qu’il ne s’agit de la péniche dénommée ROUEN, ou d’un des quelques cargos baptisés ROUEN, dont celui affrété par la MARINE NATIONALE pour l’OPÉRATION DAGUET. |
Le ROUEN IV dans le port de DIEPPE |
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Histoire
IL ÉTAIT UNE FOIS... LE ROUEN, UN PAQUEBOT PASSIONNANT AU DESTIN CIVIL ET MILITAIRE |
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Le ROUEN est un navire qui a été construit en NORMANDIE, pour servir en NORMANDIE ; notamment, il assure des traversées régulières entre DIEPPE et NEWHAVEN. Le paquebot a été lancé au HAVRE le 18 mai 1912 et il est accueilli à DIEPPE le 19 septembre de la même année. Très vite, le ROUEN conquiert le cœur des Dieppois qui voient d’un œil bienveillant l’arrivée de cette unité sur "la Ligne" (DIEPPE-NEWHAVEN). Le paquebot en sera d’ailleurs l’un des fleurons en compagnie du NEWHAVEN, avec qui il partagera de nombreuses péripéties pour achever une carrière bien remplie dans les mêmes tristes conditions. Pendant 27 années, le ROUEN accomplira, outre ses traversées régulières trans-MANCHE, des missions de secours. Il sera mis à la disposition de la Marine française et contribuera à l’évacuation de DUNKERQUE en 1940. Il subira une attaque à la torpille, passera aux mains des Allemands pour être transformé en croiseur auxiliaire, puis en navire expérimental. Enfin, le paquebot terminera sa vie par une mise au rebus dans l’arrière-port de DIEPPE, pour finir quelques semaines plus tard entre les mains des ferrailleurs du TRÉPORT (SEINE-MARITIME). |
PAGES D’HISTOIRE |
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(Le ROUEN à quai dans le bassin BÉRIGNY, qui n’existe plus à ce jour)
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1912 - PREMIERS "PAS" - PREMIÈRES "VAGUES" |
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En septembre 1912, le paquebot effectue plusieurs essais de navigation. Le jeudi 26 septembre 1912, alors que la mer est agitée et formée, qu’une houle contraire vient contrarier sa route, le ROUEN effectue la traversée DIEPPE-NEWHAVEN en 2 h 42 au lieu de 2 h 50. Dès lors, le paquebot n’aura de cesse de franchir la MANCHE avec la même régularité. |
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Article sur le ROUEN publié en 1912. Le VERSAILLES au premier plan et le ROUEN le long du quai HENRI IV. Noter à l’arrière-plan, en haut et à droite, NOTRE DAME DE BONSECOURS, église des marins dans laquelle sont apposés de nombreux ex-voto dont un concerne le ROUEN. |
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(Publicité où l’on voit apparaître le VERSAILLES au premier plan sur la photo précédente : DIEPPE-NEWHAVEN en 2 h 45)
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1912/1914 - ANNÉES DE PAIX |
| À cette époque, le paquebot a fière allure et offre régulièrement un magnifique spectacle lorsqu’il appareille pour assurer la liaison DIEPPE-NEWHAVEN. Avec son "sister-ship", le NEWHAVEN, il s’acquitte efficacement du transport des passagers entre les deux pays. |
La Grande Guerre
1914/1918 - LA GRANDE GUERRE |
| Tout comme les civils, le fleuron de la ligne est alors réquisitionné pour être transformé en navire auxiliaire et remplit même les fonctions de bateau amiral. Diverses missions lui sont confiées. |
| (Le ROUEN devient navire-hôpital - Ici à DIEPPE, quai du MAROC) |
1916 - ATTAQUE À LA TORPILLE |
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C’est vers la fin décembre de cette année que la nouvelle se répand comme une traînée de poudre dans DIEPPE. Le paquebot ROUEN a été torpillé en MANCHE ! La crainte de perdre ce navire était dans toutes les têtes et son équipage avait d’ailleurs abandonné le navire. Quelques jours plus tard, une autre nouvelle aussi sensationnelle se mettait à circuler dans la ville. Le steamer serait en route pour DIEPPE et entrerait au port à la marée de l’après-midi ! Ce n’était pas une fausse rumeur. Bientôt en effet, le ROUEN était aperçu au large d’AILLY, escorté par des contre-torpilleurs et quelques navires civils. Le ROUEN avait certes de sérieuses avaries, mais le navire n’était pas perdu. La passerelle de commandement avait été particulièrement touchée, le salon de première classe avait totalement disparu, mais ses cloisons étanches avaient parfaitement rempli leur office et avaient maintenu le navire à flot (pour mémoire, se rappeler le cas du TITANIC qui n’eut pas cette chance !). Malgré le mauvais temps, de nombreuses personnes attendaient l’arrivée du ROUEN. Le spectacle fut inoubliable. Il y avait en rade un total de dix-sept navires (guerre et commerce). C’est poupe en avant que le ROUEN entra au port. Deux remorqueurs le tiraient, deux autres le maintenaient. À noter que pour sauver et assister le ROUEN dans ce délicat retour, le remorqueur "DUQUESNE", nom familier des Dieppois, était commandé par un certain Patron BOYENVAL, un marin de la cité d’ANGO qui accomplit plusieurs actes de bravoure dont le sauvetage du GLOIRE À MARIE dans lequel il perdit la vie. Nous reviendrons plus en détail sur le personnage de LÉON BOYENVAL... clin d’œil du hasard et passion de la mer... cheminement dans le labyrinthe de l’amitié et remontée aux sources familiales ! |
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L’entrée du ROUEN dans le port se fit dans d’excellentes conditions. À un moment donné, après le franchissement des deux phares, il y eut un moment d’émotion dans la foule : une amarre d’un des deux remorqueurs s’étant rompue, par suite de la violence du courant et du vent. Qu’allait-il se passer ? Allait-on voir le ROUEN, qui s’était déporté sur la droite, venir heurter le brise-lames qui s’étend entre la jetée et le Calvaire ? Non, car bientôt, il fut redressé par les remorqueurs avant et la rentrée se continua dans de bonnes conditions. Après avoir franchi le pont du POLLET (pont COLBERT de nos jours), le ROUEN pénétrait dans le bassin DUQUESNE en attendant sa mise en cale sèche pour réparation. Le torpillage avait fait une victime, Monsieur LOUIS-ÉMILE AUVRAY, âgé de 45 ans, matelot, père de quatre enfants, dont la famille fut prévenue. Une cérémonie religieuse fut organisée en mémoire de la victime. |
1919 - REPRISE DES LIAISONS AVEC L’ANGLETERRE |
| Pour sa première traversée d’après-guerre, le ROUEN avait à bord une couronne de fleurs naturelles. Elle était l’hommage des membres de l’équipage du ROUEN à leurs camarades du MAINE et fut lancée à la mer à l’endroit où gît l’épave de ce navire. Arrivée à la hauteur du MAINE, le ROUEN, arborant le petit pavois, ralentissait sa vitesse et salua la mémoire du MAINE et de ses victimes par trois mouvements de son pavillon et trois coups de canons. |
1920/1930 - TRAVAUX SUR LE ROUEN |
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Le paquebot bénéficie d’une nouvelle passerelle et sa timonerie est définitivement installée. Pendant l’hiver, des plaques et des vitres seront rajoutées sur le pont promenade. En 1932, le ROUEN sera converti pour permettre la propulsion par des machines à mazout. Le navire sera doté d’une seule grande cheminée ovale. D’autres transformations furent opérées sur le paquebot. Le ROUEN continua ses traversées quotidiennes jusqu’en 1939. Le fier navire allait affronter de nouveau une période trouble et difficile. |
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La Deuxième Guerre
1939/1945 - SECOND CONFLIT MONDIAL |
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| (Le ROUEN est au second plan derrière le VERSAILLES) |
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DUNKERQUE, 1940. Le ROUEN va s’illustrer de très belle manière. Le 11 mai 1940, le navire faisait partie d’un convoi devant entrer à FLESSINGUE, mais à peine avait-il mouillé en rade que les avions allemands apparurent. Les bombes tombèrent autour des navires qui ripostèrent de toutes leurs pièces. Le ROUEN leva l’ancre le premier et son commandant, le Capitaine ROBERT, malgré le bombardement qui continuait avec intensité, entra dans le port avec sa précieuse cargaison humaine. Le 17 mai (hasard ou coïncidence), on retrouva le ROUEN et son frère de ligne le NEWHAVEN à OSTENDE avec d’autres paquebots, embarquant des réfugiés pour l’ANGLETERRE et faisant sans arrêt, pendant cinq jours, une navette pleine de périls en raison de la violence des bombardements aériens et des mines. Mais il allait y avoir des batailles encore plus dures, dont celle du piège de DUNKERQUE (OPÉRATION DYNAMO) encore présente dans de nombreuses mémoires. Alors que les bombardements se succédaient sans arrêt, il fallait évacuer les troupes vers l’ANGLETERRE. Du 22 mai au 3 juin, les paquebots, sous les bombes, à travers les champs de mines, firent un travail énorme. Un jour, drossé par le vent et le courant, le ROUEN s’échoua à l’entrée du port alors qu’il était chargé à bloc de soldats. Les Allemands s’acharnèrent sur cette cible facile, mais le Commandant ROBERT, avec un sang-froid imperturbable, fit débarquer les soldats et toute la nuit, avec les hommes de son équipage, il prit les dispositions pour se tirer de cette fâcheuse situation. Le lendemain, à la marée, avec l’aide de ses machines et de deux remorqueurs, le ROUEN se déséchoua. Le Capitaine ROBERT revint alors à quai et continua à évacuer les troupes... Après de telles luttes, après avoir continué son œuvre à CHERBOURG, le ROUEN fut rejoint par les Allemands sur la côte ATLANTIQUE. Comme ses frères de la ligne DIEPPE-NEWHAVEN, il fut réquisitionné par la KRIEGSMARINE. Direction, l’ALLEMAGNE, et le silence se fit sur ce nom prestigieux. Néanmoins, le paquebot changea de nom pour devenir le croiseur auxiliaire NATTE en 1941, puis le navire expérimental WULLENWEVER.
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1945 - RETOUR AU PAYS |
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La Seconde Guerre mondiale prend fin, le vainqueur d’hier vit à son tour son pays occupé. Dans un port de KIEL, on retrouva les deux Dieppois, le ROUEN et le NEWHAVEN. Le paquebot avait sérieusement changé d’aspect. Les Allemands l’avaient en effet transformé en navire de recherches scientifiques et il était muni d’appareils perfectionnés d’une grande valeur. Un équipage dirigé par le Capitaine LETESSIER en prit possession pour le ramener à DIEPPE. Après avoir bravé une nouvelle fois les champs de mines, le ROUEN faisait une dernière entrée triomphale entre les jetées de son port d’attache le vendredi 12 octobre 1945. On espérait revoir le paquebot, quelques mois plus tard, fréquenter avec sa légendaire assiduité, la ligne DIEPPE-NEWHAVEN... |
Épilogue
1945/1949 - LA FIN DU ROUEN ET DU NEWHAVEN
Le mauvais état du ROUEN ne permettra pas au navire de "reprendre du service". Finalement, il sera conduit dans un port voisin, au TRÉPORT, où l’on put encore le voir en mai 1949, rongé par la rouille, dans un des bassins intérieurs. La lente mais certaine agonie de l’un des plus beaux navires de la TRANS-MANCHE au départ de DIEPPE. Pourtant, l’intérieur "luttait" contre l’issue fatale qui s’approchait. En effet, rien n’avait été démonté à l’intérieur et le ROUEN attendait que l’on statue définitivement sur son sort. La SATEIC en était alors le propriétaire. Le NEWHAVEN, son frère de ligne, avait été vendu à une entreprise de démolition et avait été emmené à GAND en BELGIQUE pour y finir à la "casse".
Le ROUEN allait-il subir la même fin ? Il avait été envisagé un moment de le transformer en cargo, mais son état ne le méritait pas selon certains avis ! Finalement, il disparaîtra à son tour pour n’être qu’un magnifique souvenir, bien vivant dans l’esprit de certains Dieppois... Quelques Normands connaissent donc son histoire, tels que PETER BAILEY ou CLAUDE FÉRON. Enfin, d’autres ont voulu en savoir plus sur ce navire en sollicitant le GRIEME. ROUEN - DIEPPE... UNE HISTOIRE DE FAMILLEPour conclure cette histoire, il semble intéressant de rappeler la question initiale qui a déclenché la rédaction de cette fiche : "PASCAL, aurais-tu quelque chose sur le ROUEN ? Euh... ben... bien non ! À vrai dire, nous n’avons rien sur le ROUEN ! Mais qu’à cela ne tienne, lançons les recherches ! L’idée était déjà en train de faire son chemin dans l’histoire, un clin d’œil du destin... ou un hasard total ?" Les recherches et les contacts pour élaborer ce document ont permis de réveiller l’histoire. L’histoire d’un superbe navire, le ROUEN, qui fit la fierté des Dieppois. Mais le hasard de la question a également réveillé la mémoire d’un membre de la famille de ROTOMAGUS. Histoire personnelle, certes, mais aussi histoire collective, car ce Dieppois, LÉON BOYENVAL, marin au courage sans faille qui fera parler de lui par son dévouement et sa bravoure. Histoires d’hommes, histoires de gens de mer, faites de fortunes diverses, de destins tragiques, mais surtout de dévouement absolu pour sauver des vies humaines. Ainsi, nous vous raconterons dans une prochaine fiche comment LÉON BOYENVAL, sauveteur des marins en difficulté, perdra la vie en sauvant celles d’autres hommes lors du naufrage du voilier GLOIRE À MARIE. HISTOIRE PASSÉE... MÉMOIRE D’AUJOURD’HUI !(Photo de la plaque commémorative de l’église de NOTRE DAME DE BONSECOURS - Hauteurs de DIEPPE)
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Le ROUEN IV dans le port de DIEPPE

























